Nouvelle robe

Parmi les déboires de 2021, je me suis fait voler dans mon panier, sur la plage, pendant que je faisais mon heure quotidienne de brasse dans l’océan ,ma robe.

Rien d’autre n’a été pris, que la robe.

Elle n’avait rien d’extraordinaire.. Je l’avais cousue en 2018 dans un coupon de tissu à chemise à partir d’un patron japonais. J’aimais ses poches et ma seule fierté était d’avoir fait coïncider les lignes.

Pourquoi ce vol ? Une amie m’a assuré que certaines étaient capables de repérer le fait main. Et mon fils que j’étais arrivée avec sur la plage donc le repérage était facile.

Bref, pour aller sur la plage j’ai ressorti une vieille de dix ans dont j’envisageais sérieusement de faire des torchons en seconde vie. Je suis sure de ne pas être obligée de rentrer en vélo en paréo à moins que le tissu ne se déchire mais alors je n’aurai pas le cœur lourd.

Franchement, je nage ainsi depuis des années et je n’avais jamais eu aucun problème.

Bre,f il me faut coudre une nouvelle robe mais avant même ce vol, j’avais acheté un modèle Fier comme un paon. L’an passé j’ai cousu deux modèles et j’aime le concept qui fait qu’ à la fin il me reste le patron que je peux le refaire autant de fois que cela me plaira. Cette année j’ai choisi La pimpante . J’ai du lin en stock et je l’imagine bien dans cette matière. Je l’ai commandée dans ce que je pensais être de la double gaze de coton et j’ai reçu du lange. J’avoue avoir été un peu déçue. D’un autre côté, cette matière très molle m’a facilité la vie pour l’embut des manches.

Prendre une photographie entre deux averses et deux rafales de vent n’est pas aisé.

Comme celle qui m’a été volée, c’est un modèle facile à porter mais cette fois les poches sont cachées dans les coutures latérales. Et je suis bien décidée à ne pas aller sur la plage avec!

Long terme

Il m’aura fallu onze mois pour terminer cette jupe.

Il ne manquait rien d’extraordinaire, juste il fallait faire l’ourlet et coudre un bouton.

Le problème est que je l’avais commencée pendant els vacances estivales et ensuite ce fut le grand n’importe quoi professionnel.

Manque de courage, manque d’envie puis la machine à coudre qui m’accompagnait depuis 25 ans a rendu l’âme. Tout se liguait contre cette jupe.

Le nouvel été est arrivé et j’ai envoyé baladé le professionnel. Je suis passée d’attentiste à résignée et de résignée à ‘j’en foutiste’. Trop c’est trop.

Alors maladroitement, j’ai repris cette jupe. J’ai trouvé un bouton dans mes réserves.

Puis j’ai fait l’ourlet. J’ai essayé le pied pour roulet invisible. Je ne suis pas pleinement satisfaite même après plusieurs essais. Le tissu est difficile. Il vient de Louis Antoinette qui n’existe plus. Il est épais et élasthane.

Je vais voir s’il se place mieux après lavage. Sinon, il est possible que je choisisse de le faire à la main pour un résultat qui me plaira plus.

Quant au patron, j’avoue que je ne sais plus après un an de quoi il s’agissait.

Prétexte

J’ai acheté un pied téflon pour ma machine à coudre afin de coudre du cuir , mais j’ai été incapable de défaire l’aiguille pour mettre une aiguille à cuir.

Du coup, j’ai décidé de le tester avec de la toile enduite de mes réserves. Cela fait des lustres que je n’ai pas cousu de la toile enduite. Un cabas me semblait un projet approprié.

Un modèle simple, pratique doublé avec une poche intérieure faite dans une chute de la toile enduite.

Désœuvrement et recyclage

Arrive un moment de la journée où il faut absolument que j’arrête de travailler pour mon équilibre personnel. Je n’ai plus les petits projets du calendrier de l’Avent pour m’obliger à décrocher alors je me sens désœuvrée.

J’ai cherché dans tous les téléchargements couture de mon ordinateur quelque chose à faire et suis tombée sur un modèle pour recouvrir un bloc.

C’est quelque chose que j’ai déjà fait et d’ailleurs un traine sur mon bureau depuis plusieurs mois. En tournant les yeux, je suis tombée sur des morceaux de vieilles chemises découpés pour faire un plaid qui n’a jamais abouti.

Les pièces ne sont pas de même taille alors j’ai utilisé de la dentelle de récupération.

Le lien est une récupération sur une étiquette de vêtement et le bouton vient de …je ne sais où.

Un fois fermé, je le trouvais triste, alors j’ai pris des chute de tissu du calendrier de l’Avent mais il manquait un petit quelque chose et je suis tombée sur une chute de dentelle.

Et voilà, j’ai recyclé, j’ai déstocké et j’ai occupé quelques heures sur plusieurs soirées qui m’ont vidé la tête.

Défouloir 2

J’ai envisagé un autre modèle de sac plus haut, moins large et avec une seule anse.

Avec le tissu qui me restait, j’ai dû les faire en deux morceaux. J’ai trouvé dans mon stock un croquet asses large pour cacher la couture et rompre entre les deux morceaux avec lesquels je ne pouvais faire coïncider les motifs.

Comme j’ai fait tout à l’instinct, pour l’un le petit morceaux est en haut et pour l’autre en bas.

Comme pour les précédents, j’ai mis à l’intérieur en haut une bande de tissu noir pour cacher la couture des anses.

Les deux ont été offerts aux infirmières qui s’occupent de mon père. La première a été ravie, s’exclamant dès qu’elle l’avait vu sans savoir qu’il était pour elle, l’autre fut totalement indifférente.

Corvée de vaisselle

Je cuisine beaucoup et même si sous mon toit la famille est moins nombreuse qu’avant, quand on cuisine, on ne peut échapper à la corvée de vaisselle.

Aujourd’hui Chouette Kit proposait de coudre une éponge avec une face en nid d’abeille

et une en toile de jute

J’en ai profité pour vider un peu ma réserve en déchets textiles de couture.

Je ne sais pas ce que cela donnera à l’usage mais rapidement je vais avoir un retour . Et oui! Je ne fais plus la vaisselle depuis que je suis mariée et M. est très exigent à propos de ses outils domestiques.